Du côté de la région Occitanie, on mise sur le projet innovant Smart Occitania, un réseau électrique intelligent adapté au milieu rural, pour devenir la première région à énergie positive d’ici 2050.

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Le projet Smart Occitania, c’est un réseau électrique intelligent mis en place en milieu rural sur le territoire de la Région Occitanie. Piloté par Enedis, il doit démarrer officiellement en ce mois d’avril, pour une durée prévue d’expérimentation entre trois et cinq ans. Coût estimé : environ cinq millions d’euros de travaux.

Initié dans le cadre de la transition énergétique, il s’appuie sur les réseaux de distribution d’électricité existant dans la campagne occitane pour en faire d’authentiques smartgrids. « Le démonstrateur Smart Occitania contribuera à planifier les aménagements futurs en infrastructure énergétique avec l’évolution des réseaux de distribution d’énergie au service d’un territoire rural dans une approche intégrée », précise l’Ademe, qui a suivi de près le projet.

Smart Occitania a pour ambition d’être, hors zones urbaines, le pivot de la transformation des usages de l’électricité, à l’image de l’essor du véhicule électrique, d’une production électrique toujours plus importante ou du stockage d’une énergie renouvelable installée principalement… en zones rurales.

Enedis avait déjà innové dans la région toulousaine quelques mois auparavant avec la mise en place du réseau intelligent Sogrid. «Nous avons déjà testé ces réseaux communicants dans les villes, notamment à Toulouse. Mais il n’y a aucune raison pour que l’on traite différemment les habitants des territoires urbains ou ruraux» déclarait il y a quelques jours Jean Paoletti, le directeur régional d’Enedis, au quotidien régional La Dépêche du Midi.

Faciliter la diffusion des énergies renouvelables à la campagne

La « vie » de Smart Occitania va s’articuler autour de trois temps. Dans une première séquence, il sera question de s’assurer de la bonne adaptation des nouvelles technologies en zone rurale, histoire d’apprendre à mieux « observer » le réseau pour optimiser les interventions (anticiper les situations de crise, notamment).

Dans un deuxième temps, le réseau électrique rural nouvelle génération devra interagir avec acteurs locaux. Il s’agira « de déployer une pédagogie de la transition énergétique vers l’ensemble des parties prenantes régionales, et de permettre à des startups et PME régionales, fournisseurs d’innovations technologiques, de former une filière smartgrid rural », précise-t-on du côté de l’Ademe.

Dans un troisième temps enfin, il sera question de faciliter la diffusion des énergies renouvelables à la campagne. Du côté de ses pères, on espère également contribuer au développer d’une nouvelle filière créatrice d’emplois.

La région Occitanie, née de la fusion entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, entend devenir la première région à énergie positive d’ici 2050.

La Tribune