À travers le consortium Smart Occitania, le Centre national d’études spatiales (Cnes) souhaite activement prendre part à la transition énergétique tout en valorisant ses technologies spatiales. «Grâce à nos systèmes de navigation par satellites à haute précision, comme le GPS européen Galileo dont le déploiement doit s’achever vers 2020, il sera possible de localiser très précisément les incidents sur le réseau électrique», détaille Jacques Beas-Garcia de la direction de l’innovation et des applications du Cnes à Toulouse.

«Ainsi, des périmètres de sécurité pourront être définis pour permettre aux techniciens d’Enedis d’intervenir rapidement et sans danger.»

Par ailleurs, l’imagerie satellite optique à haute résolution servira à promouvoir les modèles de terrain. La famille de satellites Pléiades opérée par Airbus Defense & Space et le réseau Sentinelle de grande précision seront notamment utilisés. «Par exemple, il sera possible de surveiller l’évolution de la végétation à proximité des lignes électriques ou des champs d’éoliennes pour entretenir ces zones en temps réel», ajoute M. Beas-Garcia.

 

Sigfox en piste

L’entreprise Sigfox est partie prenante du projet «Smart Occitania». Son PDG, Ludovic Le Moan, explique pourquoi : «Le projet correspond à une idée que j’ai depuis longtemps : dans une région très aéronautique, il est assez pertinent et intéressant de construire un autre écosystème économique avec des acteurs locaux, d’apporter une solution globale qui puisse être exportée, qui créé de la valeur ajoutée, de l’emploi. Les capteurs placés sur le réseau vont, grâce au réseau Sigfox, faire remonter plus rapidement les informations. Le système permet de réagir plus vite, de fournir par conséquent une meilleure qualité de service aux clients. C’est aussi un projet qui a un impact favorable sur l’environnement…».